Nous voici pour quelques heures de retour au monde des technologies alors nous en profitons pour vous conter un rêve.
Oui, un rêve car ce que nous avons vécu sur l'Ile de Puluqui y ressemblait tellement que nous ne savons plus trop si cela était réel ou le songe d'un sommeil profond.
De bonne heure samedi matin 2 novembre, nous avons quitté l'ile de Chiloé pour revenir sur le continent. Le bus nous a ensuite largué au milieu de nulle part et nous n'avons pas eu 2 minutes de repos qu'il nous a fallu courir à l'autre bout de l'intersection pour attraper un mini bus qui nous conduirait vers Calbuco, une autre ile non loin de Puerto Montt (sud-milieu Chili).
Avec nos gros sacs sur les genoux et la consigne de descendre à la barcaza, nous avions un peu la crainte de manquer l'arrêt... Heureusement le marché de la petite ville portuaire nous a guidé et nous avons pu donner nos 1600 derniers pesos au chauffeur qui attendait.
Là, nous avons attendu un bon moment en nous demandant si Arlette et Fidel seraient au Rendez-vous et à quoi ils ressembleraient !?
C'est ça finalement la magie du voyage: atterrir chez des personnes que l'on ne connaît pas, qui vous ouvre leurs portes quelques jours simplement car des amis communs ont décidé que cela pourrait etre une belle rencontre !
Et elle n'avait pas tort la Stéphanie lorsqu à 4h du matin, en fin de festival, nous bavardions tous les 3 en haut du château ardéchois en parlant de notre futur voyage. Elle avait vraiment eu cette idée lumineuse que l'on a surtout lorsqu on est épuisé par la folie Féebulleuses de nous mettre en contact avec ses amis, si chers à son coeur, Arlette, 60ans mais qui en fait 20 de moins, et Fidel, une bonne quarantaine à qui nous aurions donner 30 ans !
Elle est donc venue à l'embarcadère nous claquer la bise (3 bises, comme à Montélimar où cette française venait de passer 10 ans après avoir vécu 20 ans au Chili et d'y etre revenue pour s'installer à nouveau en Janvier dernier).
Nous allons rejoindre son époux, Fidel, chilien, gentil comme pas possible, travailleur impressionnant, bon guitariste et chanteur, et qui aime la vie, ça c'est sur !!!
Ensemble nous avons pris le petit bac qui au bout de 30 minutes nous a conduit sur l'isla de Puluqui, une petite ile de 19km, qui il y a 2 ans de cela n'était desservi par aucun ferry (il fallait trouver une barque ou autre bateau) et il y a 10 ans n'avait toujours pas l'électricité.
Ici la vie est rude et parfaite. A vous de voir.
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| Vue depuis chez Arlette et fidel. |
Sur Puluqui les routes sont en terre, les voitures rares. Il n'y a ni station d'essence, ni magasin, ni banque, ni...
Mais il y a des vaches, 7000 habitants, des forets, des près, des plages de graviers et gros cailloux...
Il y a des oiseaux, un mini dispensaire et des gens qui travaillent durs.
Il y a aussi une vue incroyable... Des plus belles que nous ayons vu depuis le début de nos aventures.
De la fenêtre de chez Fidel et Arlette, la mer qui s'étend jusqu à se perdre dans des montagnes enneigées. Des pommiers en fleurs, et ce vert, cette fraicheur... Les volcans non loin et leurs cimes enneigées...
Un coin de paradis. Ils ont construit en quelques mois une maison sur les 5 hectares qu'ils ont de forets et de champs... Le travail effectué est impressionnant!
Nous passerons des heures et des heures à discuter, du Chili où ils ont si longuement vécus, de leurs souvenirs de voyage, de leur jeunesse folle, de la vie "là-bas" lorsqu ils parlent de la France et des enfants restés si loin (bien qu'ayant grandis au Chili)."Là-bas", jamais nous ne les avons entendu prononcer le mot "France" pour dire" en France" mais toujours "là-bas".
Ils nous parlent de l'ile, des joies et des peines de savoir s'y intégrer.
Nous buvons le maté avec la version "fin de soirée" où lorsque la boisson traditionnelle est agrémentée au whisky!! Si si, dans ce rêve de Puluqui nous étions saoul au maté...
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| Quelques elements de peche... |
Et puis dimanche matin le réveil eu lieu tôt pour descendre vers la mer avant que la marée n'ait à nouveau tout recouvert. Et nous voici " à la pêche aux moules moules moules... Lalallaalalalala " et pendant des heures nous découvrons l'incroyable cadeau que nous fait la mer, des moules plus grosses que des coquilles st jacques, des crabes, des coquillages, des escargots de mer, des huîtres, etoiles de mer...
Nous remplissons de quoi tenir tout l'hiver et rentrons savourer notre récolte!
La soirée sera aussi l'occasion de découvrir des chants chiliens, certains révolutionnaires ecrits par ce grand poète tué pour avoir osé dire... Et Fidel et Arlette qui chantent nous offrent encore et encore le bonheur d'etre avec eux.
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| A la peche aux moules... |
Un rêve, un rêve qui dura 3,4 jours... Et nous savons désormais que nous avons rêvé lorsque durant l'heure de marche qui nous ramenait au ferry, les policiers s'arrêtèrent spontanément pour nous faire monter dans le fourgon grillagé et nous conduire au ferry. Vous vous êtes déjà fait arrêter par les flics ? Nous désormais, c'est les flics qui s'arrêtent pour nous... !!!
Nous avons rêvé .... Nous avons vraiment dû rêver !!
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| Fresque sur un mur de Calbuco |