mardi 26 novembre 2013

Desert d'Atacama


Vue sur notre guest house a San Pedro de Atacama

Il fait chaud à San Pedro...
On pourrait en faire une chanson...
N'empêche qu'il fait vraiment chaud. Et vraiment très froid la nuit.
" Normal" me direz vous, puisque San Pedro de Atacama est au Nord du Chili, en plein désert! mais quand même...
Et puis y a plein de touristes à San Pedro. Vraiment plein de touristes...
On entend parler français dans tous les recoins de ce village perdu au milieu de volcans, geysers et autres merveilles naturelles de cet ordre...

Geysers a l´aube.



D'ailleurs, parlons geysers.... Il y a quelques jours ( je ne saurais vous dire quand, tellement ma notion d'espace, ici, trompe ma notion du temps... Mais bon, heureusement il y a Maud pour me reaiguiller!), nous nous sommes levés de très bonne heure pour aller voir les si fameux geysers.



Après plus d'1h30 de minibus-tapcul, nous arrivâmes au lieu dit.
Et c'est saisi de froid que notre groupe apprécia le spectacle qui se jouait devant nous. Toute cette fumée qui sort de terre et cette eau bouillante nous a vite fait oublier l'altitude et le froid, le tout sous la lumière du soleil montant. A couper le souffle, remarquez, c'est aussi sûrement parce que nous étions au delà de 4200 mètres d'altitude...

Mais à ce qui parait, cela n'est rien comparé à ce qui nous attend demain, car la route pour Uyuni en Bolivie se fait à travers le désert pendant trois jours, avec au programme des sites aussi beaux qu'inhospataliers...


Petite baignade dans les sources d´eau chaude.




Le voyage c'est aussi ça!

Arrivee dans le desert d´Atacama.

Salut salut !!
Puisque vous êtes nombreux à nous dire " ohh vous en avez de la chance" "ohhh vous ne voudrez jamais rentrer" ou encore " ca va etre dur le retour" sans oublier le traditionnel " je vous envie" et bien il est grand temps de vous annoncer que OUI OUI OUI c'est une incroyable chance que nous avons de découvrir tous ces paysages, de rencontrer ces personnes et cultures mais attention, tout n'est pas toujours si drôle...
Ce soir c´est saumon en papilottes! 
Et voila le resultat, monsieur fait a manger aux dames!
Alors bien sur ce n'est pas pour nier la magie du voyage mais juste annoncer que le voyage c'est aussi des maux de ventre tellement violents que l'on en a des sanglots de douleur qui sortent du corps, des crampes qui vous font réaliser que mince, c'est quand même pas drôle de ne pas savoir ce que l'on a bien pu boire ou manger pour en arriver là...
Ou est-ce l'altitude? Car ça aussi cela ne rigole pas...
Si ce n'était que ça... Mais trouver un medoc, un médecin au milieu du desert... Pas simple!
Et puis il faut dire que les 24h de bus, les 3 nuits sans sommeil (bus-maladie...) N'aident pas...
Alors le voyage c'est top! Incroyable, encore et toujours découvrir de nouveaux lieux mais parfois, les toilettes du bus inondés de pisse, le fait de dormir dans des draps plein de puces de lit etc... Bien c'est moins drôle!
Il faut néanmoins dire que nos 10 jours à Valparaiso nous ont fait du bien. Se poser, prendre le temps, retrouver les copines et simplement déambuler dans cette ville magique.
Nous étions presque nostalgique de partir si loin de ce lieu qui nous avait tant charmé.
C'est ça le voyage, passer 5 nuits au même endroit et déjà se sentir chez soi et avoir du mal à repartir. Il faut dire qu'avant de passer 2 jours chez Maddie et Eva, nous avions atterri une petite semaine à L'Odéon Hostel sur les collines, au-dessus du port, où son propriétaire nous a bichonné tout le séjour. Etant ses seuls voyageurs, nous avons eu le droit à de copieux petits déjeuners, avons grandement utilisé la cuisine et il est même venu nous chanter, accompagner de sa guitare, de beaux chants chiliens.
A plusieurs reprises il nous a confié l'auberge et tout son contenu en rigolant de nous voir rester toujours une nuit de plus!

Maddie et Eva deux jeunes courageuses gaillardes des US !

Pourtant, jeudi dernier nous avons bu un dernier verre (est-ce lui le responsable de 4-5 jours de maux d'estomac que je ne sais plus comment taire??) et à 22h40 avons fait nos au-revoir aux filles, avons sauté dans un taxi pour nous rendre à l'autre bout de la ville où nous manquions de rater notre bus.
Le chauffeur de taxi ayant le feu aux fesses, nous arrivâmes juste à temps: 23h... C'est parti pour une arrivée prévue le lendemain à minuit !!
Patience... Patience !




Une ville pas comme les autres...

Petite vue de Valpo
Valparaiso... Vous en avez sûrement déjà entendu parler...
Vous savez, cette ville perchée au dessus de la mer où se trouve le premier port du Chili, cette cité aux milles couleurs, fief du célèbre poète Chilien Pablo Neruda et qui abrite tant de petits artistes venus de partout...
Mais moi, ce qui m'a le plus marqué, ce ne sont pas ses artistes, ni la belle maison de Neruda... C'est tout autre chose. Ce sont ses chiens.
A Valparaiso, il y a plein de chiens errants, ce qui, pour ma part ne fait que rajouter du charme à cette ville. On les voit partout. Le jour ils se remettent de leur nuit enflammée et surtout se préparent à s'emparer de la suivante. Car ces chiens sont, au même titre que les humains ( errants ou pas), l'âme de cette ville, son sang qui court ( après les flics en motos) à travers ses artères. Surtout au coucher du soleil.

Le soleil se couche, les chiens se réveillent.
Chose intrigante, l'entente entre chiens errants et humains ( errants ou pas..) Est très bonne.
Par exemple, il ne sera pas du tout étonnant de trouver un de ces toutou clochard en train de cuver sa cuite de la veille à l'entrée de magasins, dans le sas d'une banque où se trouve les distributeurs de cash ou en plein milieu d'un trottoir foulé par des centaines de personnes. Cela ne choque personne.
Et surtout, il y a un deal entre chiens et humains un de ces accords tacites mais évident : le chien t'accompagne jusqu'à chez toi pour te protéger; pour quelques instants il s'approprie un maitre de passage. En échange une fois que tu es arrivé dans ta demeure, à toi de lui renvoyer la pareille en lui refilant un bout de bidoche ou autre chose en mesure de le sustenter...


Vraiment, je crois que ce sont ces chiens qui m'ont le plus marqués dans cette ville qui, la nuit, retire son masque de ville touristique, au centre historique classé au Patrimoine Culturel de l'Humanité, aux milles galeries d'art, etc, pour nous dévoiler son visage espiègle de ville portuaire de nuit, place de tous les vices. Il y a cependant une différence avec les autres villes portuaire, Valparaiso, elle, elle a du chien!

jeudi 21 novembre 2013

Valparaiso !


Une des nombreuses trouvailles sur un mur de Valparaiso.












Située au dessus de la capitale Chilienne Santiago, Valparaiso (qui signifie ville-paradis en espagnol) est effectivement le 1er port du chili, aux airs heureux...
Il faut dire que son centre historique a été déclaré Patrimoine culturel de l'Humanité par l'UNESCO en 2003.

Nous sommes depuis plus d'une semaine dans cette ville impressionnante. Nous avons ainsi pu passer des heures et des heures à observer le va et vient des cargos, l'activité des énormes grues déchargeant des containers venus du monde entier.

Une partie du port.








Nous avons également fait le tour d'un impressionnant marché avec des centaines de vendeurs de fruits et légumes, de la viande, du poisson, des olives...














Nous avons grimpé les collines et notamment découvert la belle demeure de Pablo Neruda, ce grand poète et diplomate chilien.

Maison de Pablo Neruda



Nous avons aussi fait un tour vers une plage jonchée d'immondices et observés les phoques et pélicans...

pelicans en haut, phoques qui font bronzette en bas!

Mais Valparaiso c'est surtout l'art... L'art de rue, omni présent. La ville est colorée !!





mercredi 20 novembre 2013

Des heures d'attente à l'hopital... !


Hier en fin d'après-midi nous avons rejoins Maddie et Eva, deux toutes jeunes américaines avec qui nous avions travaillé pendant 10 jours dans une auberge de Patagonie.
Les filles, arrivées deux semaines avant nous à Valparaiso, se sont trouvées un petit studio sur la colline et un petit job payé 1000 pesos de l'heure, soit 1,42 !!!
Nos amies font donc de la vente de bagels et autres pains, toute la journée, pour 1,42€ de l'heure et cette pensée nous a fait beaucoup rire hier soir.
Mais cela, c'était avant de découvrir les urgences de Valparaiso!
Eva a depuis plusieurs jours une infection sur la joue qui grandit, ressemble à une enorme brûlure de cigarette et gagne du terrain de jour en jour.
Ne comprenant pas ce qui se passe et n'ayant pour seule idée que la piqûre d'araignée (certaines mortelles au Chili) nous décidons de nous mettre en quête d'un docteur. Seulement il semblerait que la seule réelle solution ici tient à se rendre aux Urgences.
Nous voici donc tous les 4 à tenter de permettre à Eva de voir un médecin... Il est 19h30...
Dans la salle d'admission une bonne trentaine de personnes attendent...
Les personnes de l'accueil, absolument pas aimables ou concernées par nos requêtes finissent par inscrire Eva sur une liste mais sans nous expliquer réellement où nous devons attendre ni combien de temps.
Il sera Minuit, soit 4h plus tard lorsque son nom sera crié dans un interphone défectueux!
Nous tombons de fatigue et mourrons de faim, nous avons assisté à des gens en pleurs, un jeune homme qui attend depuis un moment s'écroule de sa chaise, il y a du sang frais, venu de je ne sais où, sur son siège. Il est transporté dans une autre pièce, puis la famille arrivera la mine défaite et attendra elle aussi des heures et des heures en espérant avoir des nouvelles du jeune homme!
Il y a aussi les policiers, sans cesse à amener des hommes et des femmes menottés entre les salles d'auscultation et des petits fourgons, (ils ont d'ailleurs un bureau dans la salle d'attente de l'hopital), des chiens errants qui se battent et se pourchassent devant le hall d'entrée... Et puis la tele qui projette en boucle les images des vainqueurs du 1er tour de la présidentielle (Michelle Bachelet est première et favorite... 2eme tour le 15 décembre!)

Finalement, Eva s'en sortira avec une infection de la peau, une crème à appliquer et 65€ de facture! (Va falloir en faire des heures à 1,42€!!!)
Il est 1h du matin passé, le Chili vient de perdre un match de foot contre le Brésil (2-1), -ce fut drôle d'observer les hurlements ou cris de joie depuis notre siège plus ou moins propre de la salle d'attente.-
Nous rentrons tous les 4 composer un petit dîner en souhaitant ne plus avoir besoin de retourner un jour dans un hôpital au Chili. A 3h nous pouvons enfin nous coucher sur un tapis de sol en espérant que leur studio n'est pas infecté d'araignées!

samedi 16 novembre 2013

Et la politique? Et l'humain?


Depuis le début de notre périple, nous n'avons pas été confrontés à une pauvreté trop visible, hurlante.
Il faut dire que le Chili se porte mieux sur certains points que l'Argentine (moins d'inflation...) et que finalement la vie n'y est pas si différente qu'en Europe. Quoi que...
Tout dépend bien entendu des points sur lesquels on effectue des comparaisons...
Ou encore, du regard que l'on a... Des pays que l'on a déja découvert et qui laissent dans la mémoire l'impression qu'il peut y avoir bien pire...


Pourtant, les chiliens comme les argentins ont un salaire minimum bien bas (210 000 pesos au Chili soit environ 300€ par mois et en Argentine il est environ de 400€)...
L'écart entre les niveaux de vie des uns et des autres sont conséquents et quelques grosses fortunes se partagent le magot tandis que d'autres vivent de débrouilles sur le trottoir.
Seulement, pour nous simple voyageurs de passage, nous constatons surtout que le coût de la nourriture, des hébergements sont conséquents au Chili et nous nous demandons tout de même comment la population, étranglée par cette réalité, fait pour survivre.

A Valparaiso où nous sommes depuis quelques jours (à 2h de la capitale chilienne Santiago), une partie des fonctionnaires municipaux sont en grèves et vous avez certainement entendu parler de toutes ces manifestations étudiantes qui visent à demander un accès gratuit et de qualité aux etudes universitaires. Actuellement, l'université est extrêmement chère et contraint les etudiants à renoncer à étudier ou faire de conséquents emprunts.
Alors hasard du calendrier, nous assistons dans les deux pays déjà traversés à d'importantes elections.
Demain dimanche 17 novembre, les chiliens se rendent aux urnes pour élire leur nouveau president (présidente?!!).
Il faut dire qu'en 20 jours dans ce pays nous avons pu voir et voir, et voir encore, et revoir, d'énormes et énormes pancartes, affiches, tracts, murs peints,herbes coupées avec le nom de l'un ou l'autre candidat dans un champ... Bref, une sur-présence de propagande qui laisse pensif et qui donne un peu envie de gerber lorsque l'on imagine les millions de pesos qui sont alloués à cette campagne tandis que sur l'ile de Puluqui, les habitants sont contraints de se cotiser, d'organiser des tombolas, pour permettre à l'un des leurs de se rendre à ses dialyses hebdomadaires, ou l'autre de bénéficier de son opération chirurgicale.
Encore une fois la politique n'est qu'une question de priorité... Chacun les siennes!
Bref... Demain c'est jour d'élection et nous nous demandons si comme le 27 octobre en argentine, cela signifiera coupure totale d'alcool!

Et oui, samedi 26 octobre à 20h jusqu au dimanche 27 20h, les magasins avaient mis des rubans devant leurs rayons de bières, vins et autres boissons alcoolisées et l'on pouvait lire " en raison des élections, la vente de boissons alcoolisées est interdite"... Pareil dans les bars et les restaurants! On ne nous servira pas de bières avant la fermeture des bureaux de vote! Ainsi le pays espère éviter les incidents... Ou est-ce aussi pour éviter que des gens bourrés choisissent le mauvais candidat?
Alors oui, Demain c'est jour d'élection... Peut-être que Michelle Bachelet, ancienne présidente il y a quelques années, (ici les mandats ne peuvent être consécutifs) socialiste, reviendra à la tête du pays...? Peut-être...
Elle a promis aux étudiants l'université gratuite d'ici 6 ans...
Peut-être...




Pensées, permaculture et araignées !

Une petite araignée !
Dimanche 10 novembre, fin d'après midi; une légère brise fait frissonner les feuilles des arbres et court sur nos visages qui prennent un petit bain de soleil.
Je vous passe le passage sur le chant des oiseaux, les odeurs et la couleur des fleurs..
C'est donc au fin fond de cette campagne chilienne, au cours de cette sereine après midi de repos que je me prends le temps de vous faire rêver, vous chers lecteurs avides de nouvelles aventures et plus particulièrement ceux qui en redemandent...
Voilà maintenant un bon mois que nous avançons à travers ces nouveaux horizons ayant nos seuls désirs pour guide.
Et maintenant que nous avons largement entamé ce qui il y a peu encore n'était que l'objet de nos rêves les plus fous, je ne peux m'empêcher de prendre quelques pieds de recul et réaliser avec quelque effroi que tous ces endroits qu'on a visité, que toutes ces personnes qui nous ont chaleureusement accueillies, toutes ces expériences appartiennent désormais au vécu.

Le four a pain de la ferme.
Et puisqu'il y a fort peu de chance que nous remettions un jours les pieds dans ces endroits, un certain nombre de questions surgissent et taraudent nos pauvres consciences. Ces questions globalement tournent autour du même sujet: a-t-on profité à fond de ces différents lieux?
Alors, certes, nous n'avons pas eu la fougue de ces touristes que l'on peut voir accrochés à leur guide et visiter sans relâche avec l'endurance de marathoniens, comme s'ils avait un soucis de rentabilité de leur voyage, oui nous avons parfois passé du temps entre quatre murs à nous laisser aller à lire, glander, rêver mais je pense malgré cela que nous avons vécu tous ces lieux et personnes au mieux et revenons vraiment enrichis de ces différentes expériences.
Maintenant, nous sommes donc dans la campagne chilienne dans une ferme alternative où à part le dimanche, nous passons le plus gros de nos journées les mains dans la terre.

Une partie du potager et des poules...

Les rangées d ail que nous avons désherbé.
Je m'explique. Ici le principe est simple, tu bosses 8heures par jours soit au potager, soit à la construction et en échange t'as un lit pour cuver ta journée de labeur et de bons légumes et autres mets en guise de repas.
Et vu ce que l'on mange, c'est plutôt reglo comme système. Et en plus de ça, t'apprends pleins de trucs sur la permaculture et l'écoconstruction.

le mexicain et Jorge le chilien.

Et puis la vie en communauté, en fin de compte on s'y fait assez vite; sur qu'il y a certaines contraintes qui subsistent comme cette éternelle barrière de la langue qui nous empêche de nous exprimer comme on le souhaite. Mais bon ce n'est pas dramatique.
Les moments en communauté, à El Manzano ce sont eux qui rythment notre journée.
Par exemple, je repense à cette douce soirée où de la viande fraîche grillait sur le feu et où nous buvions de la bière entraînés par de les morceaux de guitare et autres chants chiliens...

soirée barbecue et musique...

Après, y a des trucs qui demandent plus de temps à l'adaptation, comme la douche que l'on ne peut prendre que très tôt le matin ou tard le soir au risque de se brûler... Oui je parle des douches solaires, celles qui sont au milieu du jardin...
Sinon, il y a aussi les mouches des toilettes sèches mais bon après tout, des chiottes, c'est des chiottes et pour ce qui est des odeurs, ma foi cela ne dépend pas de la qualité de l'endroit sur lequel on trône quelques instants mais plutôt de qui a trôné juste avant vous et ce genre de désagrément, on le trouve dans n'importe quelle chiotte, de la plus luxueuse à la plus... merdique.
Cette ferme-communauté écologique s'étale sur 12 hectares de champs, maisons, ruisseaux, forets, cultures... Il y a de nombreux moutons, des poules au milieu des potagers (afin qu'elles travaillent la terre), des chevaux, un étang et tout un système d'irrigation permettant d'arroser les cultures, des champs de myrtilles, des arbres fruitiers, des potagers avec une tonne de salades, des fèves, des choux et même du fenouil planté par un français de passage.
Nous avons passé de longues heures à repiquer citrouilles, choux et salades. Nous avons également fait du désherbage d'ail sur des mètres et des mètres.
Dehors, au soleil, au milieu des verres de terre, des araignées géantes et des oiseaux qui chantent. Cela fait du bien d'avoir les mains sales! Ça fait mal au dos aussi d'être à quatre pattes toute la journée....
Le commencement de ce lieu si spécifique date de 2007. Des parents qui travaillaient leur terre de manière conventionnelle on transmis à leurs 3 enfants la ferme. La soeur ayant fait des études d'agronomies et autre permaculture en nouvelle Zélande y ramena de nouvelles idées et convertie ses frères à la cause. Désormais, on vient de tout le Chili pour des séminaires sur la permaculture et l'eco-construction.

Le bâtiment où nous avons été logés

l'intérieur du bâtiment, lieu de vie et de cours lors des séminaires.

La permaculture est une science de conception des cultures et de lieux de vie utilisant des principes d'écologie et le savoir faire des sociétés traditionnelles pour recréer une diversité et une stabilité des écosystèmes naturels.
L'idée est notamment d'être dans une culture économe en énergie dépensée en favorisant le travail manuel à celui mécanique ou utilisant des carburants mais également de respecter les êtres vivants et considérer qu'ils ont tous une utilité (de la plante aux insectes...).


Nous avons également pu découvrir toutes les constructions réalisées avec des matières naturelles et manuellement.
Un sacré projet qui nous a permis de travailler auprès d'un jeune Chef fin gastronome péruvien, des chiliens, une américaine et son mari mexicain, un couple de portugais...

une partie du batiment principal.

dimanche 10 novembre 2013

Une parenthèse hors du temps...


Nous voici pour quelques heures de retour au monde des technologies alors nous en profitons pour vous conter un rêve.
Oui, un rêve car ce que nous avons vécu sur l'Ile de Puluqui y ressemblait tellement que nous ne savons plus trop si cela était réel ou le songe d'un sommeil profond.
De bonne heure samedi matin 2 novembre, nous avons quitté l'ile de Chiloé pour revenir sur le continent. Le bus nous a ensuite largué au milieu de nulle part et nous n'avons pas eu 2 minutes de repos qu'il nous a fallu courir à l'autre bout de l'intersection pour attraper un mini bus qui nous conduirait vers Calbuco, une autre ile non loin de Puerto Montt (sud-milieu Chili).
Avec nos gros sacs sur les genoux et la consigne de descendre à la barcaza, nous avions un peu la crainte de manquer l'arrêt... Heureusement le marché de la petite ville portuaire nous a guidé et nous avons pu donner nos 1600 derniers pesos au chauffeur qui attendait.
Là, nous avons attendu un bon moment en nous demandant si Arlette et Fidel seraient au Rendez-vous et à quoi ils ressembleraient !?
C'est ça finalement la magie du voyage: atterrir chez des personnes que l'on ne connaît pas, qui vous ouvre leurs portes quelques jours simplement car des amis communs ont décidé que cela pourrait etre une belle rencontre !

Et elle n'avait pas tort la Stéphanie lorsqu à 4h du matin, en fin de festival, nous bavardions tous les 3 en haut du château ardéchois en parlant de notre futur voyage. Elle avait vraiment eu cette idée lumineuse que l'on a surtout lorsqu on est épuisé par la folie Féebulleuses de nous mettre en contact avec ses amis, si chers à son coeur, Arlette, 60ans mais qui en fait 20 de moins, et Fidel, une bonne quarantaine à qui nous aurions donner 30 ans !
Elle est donc venue à l'embarcadère nous claquer la bise (3 bises, comme à Montélimar où cette française venait de passer 10 ans après avoir vécu 20 ans au Chili et d'y etre revenue pour s'installer à nouveau en Janvier dernier).
Nous allons rejoindre son époux, Fidel, chilien, gentil comme pas possible, travailleur impressionnant, bon guitariste et chanteur, et qui aime la vie, ça c'est sur !!!
Ensemble nous avons pris le petit bac qui au bout de 30 minutes nous a conduit sur l'isla de Puluqui, une petite ile de 19km, qui il y a 2 ans de cela n'était desservi par aucun ferry (il fallait trouver une barque ou autre bateau) et il y a 10 ans n'avait toujours pas l'électricité.
Ici la vie est rude et parfaite. A vous de voir.


Vue depuis chez Arlette et fidel.

Sur Puluqui les routes sont en terre, les voitures rares. Il n'y a ni station d'essence, ni magasin, ni banque, ni...
Mais il y a des vaches, 7000 habitants, des forets, des près, des plages de graviers et gros cailloux...
Il y a des oiseaux, un mini dispensaire et des gens qui travaillent durs.
Il y a aussi une vue incroyable... Des plus belles que nous ayons vu depuis le début de nos aventures.
De la fenêtre de chez Fidel et Arlette, la mer qui s'étend jusqu à se perdre dans des montagnes enneigées. Des pommiers en fleurs, et ce vert, cette fraicheur... Les volcans non loin et leurs cimes enneigées...
Un coin de paradis. Ils ont construit en quelques mois une maison sur les 5 hectares qu'ils ont de forets et de champs... Le travail effectué est impressionnant!
Nous passerons des heures et des heures à discuter, du Chili où ils ont si longuement vécus, de leurs souvenirs de voyage, de leur jeunesse folle, de la vie "là-bas" lorsqu ils parlent de la France et des enfants restés si loin (bien qu'ayant grandis au Chili)."Là-bas", jamais nous ne les avons entendu prononcer le mot "France" pour dire" en France" mais toujours "là-bas".
Ils nous parlent de l'ile, des joies et des peines de savoir s'y intégrer.
Nous buvons le maté avec la version "fin de soirée" où lorsque la boisson traditionnelle est agrémentée au whisky!! Si si, dans ce rêve de Puluqui nous étions saoul au maté...

Quelques elements de peche...


Et puis dimanche matin le réveil eu lieu tôt pour descendre vers la mer avant que la marée n'ait à nouveau tout recouvert. Et nous voici " à la pêche aux moules moules moules... Lalallaalalalala " et pendant des heures nous découvrons l'incroyable cadeau que nous fait la mer, des moules plus grosses que des coquilles st jacques, des crabes, des coquillages, des escargots de mer, des huîtres, etoiles de mer...



Nous remplissons de quoi tenir tout l'hiver et rentrons savourer notre récolte!
La soirée sera aussi l'occasion de découvrir des chants chiliens, certains révolutionnaires ecrits par ce grand poète tué pour avoir osé dire... Et Fidel et Arlette qui chantent nous offrent encore et encore le bonheur d'etre avec eux.

A la peche aux moules...


Un rêve, un rêve qui dura 3,4 jours... Et nous savons désormais que nous avons rêvé lorsque durant l'heure de marche qui nous ramenait au ferry, les policiers s'arrêtèrent spontanément pour nous faire monter dans le fourgon grillagé et nous conduire au ferry. Vous vous êtes déjà fait arrêter par les flics ? Nous désormais, c'est les flics qui s'arrêtent pour nous... !!!
Nous avons rêvé .... Nous avons vraiment dû rêver !!

Fresque sur un mur de Calbuco